29 décembre 2006
Les différents styles du Gothic lolita
Cet article devait s'insérer avant les différentes chroniques mais j'ai oublié de le poster hier. J'ai rajouté des photos tirées du Gothic et lolita bible et du Gosu rori pour l'illustrer, mais à la base, nous souhaitions présenter des photos inédites.
Les différents styles de la mode Gothic lolita.
Depuis sa création cette mode a évoluer et s'est développée en différents styles que l'on peut observer parmis ses amateurs japonais.
Ces différents se recoupent souvent et se mélangent mais nous pouvons en distinguer quelques uns autour desquels s'articule cette mode qui sont: le style Gothic lolita classique, le style Elegant gothic aristocrate, le style Sweet lolita et le style Punk industrial lolita.
Le style Gothic lolita classique:
Ce style est caractérisé par une recherche de ressemblance aux poupées de porcelaine style XIXe siècle mais dans un aspect sombre.
Les robes sont courtes et travaillées de détails avec des volants, des rubans et de la dentelle. Elles sont souvent pourvues de manches ballons, caractéristiques pour l'aspect recherché, et ne se déclinent qu'en noir avec parfois des touches de blanc.
Les accessoires indispensables sont pour les cheveux un bandeaux volanté appelé headdress, pour les chaussures un style babie et les petits sacs assortis dont les formes peuvent appuyer l'aspect macabre du look(cercueil, etc...) ou des nounours ou poupées en tenues sombres ou mals en point.
En ce qui concerne les coiffures, les cheveux sont souvent lachés en dehors du bandeau posés sur le sommet du crâne et si possible bouclés en anglaises. Quand au maquillage, il est relativement discret, mais le teint pâle est de rigueur.
Le style Elegant gothic aristocrat:
Ce style pourrait être qualifié d'évolution plus adulte du style Gothic lolita classique car il se caractérise par une ressemblance avec la mode féminine du XIXe siècle et notamment le style victorien qui correspond bien à l'allure sombre et froide développée par ce style.
Les robes sont donc longues et parfois à traine ou à faux-cul mais elles sont toujours aussi travaillées dans leurs détails. Elles sont souvent fermées dans la lignée de la mode victorienne mais toujours trés élégantes. Et pour ce qui est des couleurs, le noir domine encore mais la gamme est un peu plus large tout en restant dans des tons sombres de rigueur.
Les accessoires sont divers et indispensables. Ils se doivent d'être travaillés et élégants. On trouve donc beaucoup de bijoux, chapeaux et autres coiffes, gants, sacs à mains, jabots ou noeuds, étoles ou boas...etc.
Et pour les chaussures, les bottines ont bien entendu la côte .
Quand au maquillage, il est sombre et prononcé.
Le style Sweet lolita:
Ce style est l'évolution kawaï(mignon) du style Gothic lolita classique. On abandonne le noir pour des couleurs pastels et si les robes changent peu de formes, les modèles ont changé pour des héroïnes mignonnes comme Alice(du pays des merveilles), Candy etc..
Le style vestimentaire change donc peu puisqu'on reste dans le genre poupée XIXe siècle, ou du moins petite fille vu que ses amatrices veulent paraître "en vie", mais les couleurs sont douces et acidulées avec du blanc, du rose, du bleu etc...
Les tissus revêtent aussi parfois des imprimés donnant un style plus "champêtre" aux vêtements.
Les accessoires bannissent également le côté sombre et trash pour développer un côté mignon et innoncent.
Les coiffures restent toujours assez simples, mais le maquillage cherche à donner bonne mine et le blush rose est donc trés apprécié.
Le style Punk industrial lolita:
Comme le montre son nom, le style punk industrial ne garde que le côté sombre du Gothic lolita classique pour aller plus loin dans le trash et le destroy. On peut aussi le voir comme une volonté de retour vers les racines du mouvement gothique.
Niveau vêtement, le style tombe donc dans un aspect trés contemporain empruntant beaucoup au punk des 70/80's tout en le détaillant et en lui donnant un touche en plus d'élégance.
Les vêtements sont déchiquetés, imprimés voir tachés, patchés et rafistolés mais tout celà de façon recherchée en procédant avec méthode. On leur rajoute également, sangles, chaines, badges, morceaux de tissus ou épingles à nourrices et on les tague de symboles ou slogans.
Pour les couleurs, le noir revient en force dans ce style mais fortement accompagné par le rouge et le blanc et des touches de bleu ou de vert.
Pour les accessoires ont donne aussi la part belle au trash avec des bijoux à piques ou chaines et en cuir, des coiffes, sac, mitaines ou guêtres (aussi appelés hand-warmers et leg-warmers) autant travaillés que les vêtements et les chaussures se rapprochent plus du style rangers.
Les coiffures sont essentiellement destructurées avec un côté fortement déjanté et des couleurs vives et le maquillage est trés prononcé et assez sombre.
En vous présentant, ces principaux styles, nous ne nous sommes basées que sur la mode féminine mais la mode masculine est aussi trés présente dans le Gothic lolita, elle est facilement imaginable pour le Punk industrial lolita, mais peut être moins pour le Gothic lolita classique ou elle porte le nom de Kodona, donc voici des exemples de ce style qui s'inspire de la mode masculine du XIXe siècle.
Comme vous pouvez le voir ce style se caractérise par le port de pantalon courts et bouffants pour le style "petit garçon" ou longs et droit pour le style adulte, de chemises bien taillées avec jabot obligatoire dans la lignée du goût du détail du look Gothic lolita. C'est pourquoi ce style est également appelé "dandy" pour son penchant adulte.
Et côté accessoires, chapeaux haut-de-forme, bijoux massifs, gants et cannes sont demandés dans un esprit XIXe siècle.
Pour les coiffures, on s'attache simplement les cheveux en catogan, et pour le maquillage, on reste discret en soulignant simplement ses yeux de khôl.
C. D. Aradia
28 décembre 2006
La recette du fanzine
Recette de cuisine : Les Onigiri
Les Onigiri sont des boules de riz garnies que les japonais préparent pour les pic-nics, pour les repas de voyages, ou pour amener à l’école ou au bureau.
Ils n’en font presque jamais pour manger dans leurs maisons, mais comme c’est un plat traditionnel et facile à faire, je me suis dit que c’était une bonne recette pour commencer dans la cuisine japonaise.
Les Onigiri peuvent donc être comparés à nos sandwichs en quelques sorte et ils sont aussi connus sous le nom d’Omusubi.
Ingrédients pour environ 6 Onigiri(3 personnes) :
- 1verre et demi de riz rond cru.
- Eau(1 mesure et 1/5 d’eau pour 1 mesure de riz)
- 1 Umeboshi (prune séchée écrasée sans noyau)
- ½ filet de saumon salé et grillé au four et émiétté.
- 1,5 feuille de Nori , coupée en 4 longueurs.
- Sel
- Takuan (radis blanc séché et mariné)
Pour les ingrédients spécifiques japonais, vous les trouverez facilement en épicerie spécialisée.
Préparation :
1) Cuisson du riz :
Lavez le riz en le frotant bien dans une casserole remplie d’eau en la vidant régulièrement et en la re-remplissant jusqu’à ce que l’eau soit claire.
Egouttez le.
Mettre une quantité d’eau proportionnelle à la quantité de riz dans la casserole avec le riz.
Couvrez là et faites bouillir l’eau à feu fort.
Quand l’eau commence à bouillir, remuez le riz avec une spatule, réduisez le feu de moitié et recouvrez la casserole.
Laissez cuire 10minutes comme cela, puis 5minutes à feu doux.
Puis retirez la casserole du feu et laissez la couverte encore 10minutes pour que le riz gonfle dans sa vapeur.
2) Mise en place :
Mettez votre riz dans un grand saladier, les feuilles de Nori dans une grande assiette, le saumon et l’umeboshi dans des coupelles proches, et préparez également un bol d’eau et du sel.
3) Fabrication des onigiri :
Mouillez vos mains et recouvrez les de sel. Prenez du riz dans une et mettez un morceau de saumon au milieu.
Recouvrez le tout avec une même quantité de riz puis pressez le de façon à former un angle.
Tournez votre boule pour former deux autres angles, puis aplatissez les deux faces.
Posez la feuille de Nori au centre et faites lui entourer le triangle.
Votre Onigiri est prêt !
Recommencez avec la prune séchée pour en faire un sucré et votre repas pour une personne est fini.
Vous pouvez bien entendu remplir vos Onigiri avec ce que vous souhaitez, ceci n’est qu’une possibilité. Vous pouvez mettre d’autres variétés de poisson ou de crustacés, des légumes ou d’autres fruits.
Bonne cuisine et régalez vous !
C.D. Aradia.
Chronique de Peace now
X Peace Now X
Peace Now fait partie des « pionniers » des marques Gothic Lolita. La mode Gothic Lolita a été relancée, en particulier par Mana-sama, vers la fin des années 1990 (1997-1998). Peace Now a été crée en 1997 par la créatrice.
Peace Now a un style très jeune. Elle reflète le début de la « révolution » des traditions japonaises par les jeunes. Elle convient aux rebelles, aux punks. Les Industrial Lolita n’existaient pas à cette époque, c’est quelques années plus tard que cette mode a fait son apparition. Peace now a une ligne très occidentalisée, pourtant il n’y a pas de collection les hommes
Voyant que la mode Gothic Lolita se développe de plus en plus à la fin du XX siècle, la créatrice adoucit le côté punk de Peace now en ajoutant des accessoires aux vêtements, comme des oreilles de lapins aux capuches. Remarquant le succès de ses accessoires « kawai », la créatrice prend l’initiative de créer un ligne de vêtements beaucoup plus Gothic Lolita que ne l’est Peace Now. .
En 2000, Peace Now se divise. La créatrice fait deux lignes de vêtements : Peace Now, et Black Peace Now.
Au Japon, la mode Gothic Lolita se développe de plus en plus, elle atteint aussi les hommes. Toutefois, ces derniers ont du mal à trouver des vêtements Gothic Lolita. Black Peace Now leur réserve, donc, une ligne de vêtements: BNP for Men. Précisons bien que « BNP » sont les initiales de « Black Peace Now ».
BNP for men a une ligne de vêtement plus tournée vers le punk ou l’Industrial Lolita que le Gosu Loli car nous pouvons y trouver la présence d’épingles à nourrices, des chaînes, des résilles, de manches arrachées et tenues par des lacets… BNP for men a une ligne beaucoup moins androgyne que d’autres marques Gosu Loli pour hommes.
Alors que BNP for men a une ligne se rapprochant du style de l’Industrial Lolita, Black Peace Now a une ligne très Gothic Lolita grâce aux : fronces, dentelles, froufrous, laçages…
Black Peace Now ne fait aucun pantalon pour femme. Les seuls pantalons femmes que l’on peut trouver sont dans la ligne Peace Now ou BNP for men.
D’autre part, Black Peace Now compte beaucoup d’accessoires : cravates, sacs, broches, trousses d’école et surtout des noeuds d’écolières sérés au ras du cou, dans des matières nobles parfois brodés et agrémentés de bijoux tels des crucifix et de chaînettes. Ainsi, c’est la première marque Gosu Loli à avoir fait des nœuds d’écolières pour Gothic Lolita et Elegant Lolita.
Black Peace Now est un succès pour la marque. Une réussite expliquée par : le développement des Gothic lolita, Industrial Lolita ; la ligne de vêtements réservé pour la gente masculine ; l’originalité et le côté innovateur de la marque ; mais aussi grâce aux coups de publicité. La quatrième de couverture des « Gothic Lolita Bible » (magazines de référence pour les Gothic Lolita) est toujours représentée par une publicité de Black Peace Now. De plus, la marque fait des apparitions dans des magazines connus tels : Kera, Cure, Roccoco… On y consacre parfois des pages entières pour présenter les nouvelles collections.
La marque prend du prestige. Elle devient donc un modèle chez les autres créateurs pour Gothic lolita, Elegant Gothic Lolita et Industrial lolita.
Voyant le succès de ce nouveau label, et toujours à l’affût des nouveautés, l’envie de s’agrandir, de prendre encore plus d’ampleur, Peace Now décide de créer une troisième ligne de vêtements : Common Rouge.
Cette ligne convient par excellence à l’Elegant Gothic Lolita. Dans cette collection, il n’y a aucun pantalon seulement des robes, des jupes et des hauts de soirées toujours dans les noirs ou rouge. Sexy, élégante, séduisante : tels sont les adjectif convenant à la collection.
Ainsi, Peace Now et sa créatrice ont su varier les styles en passant du punk à la Gothic Lolita mais aussi à l’Industrial lolita et l’Elegant Lolita. Des styles très varier mais réunis en trois grandes lignes de vêtements pour une même marque, voici un pari réussi pour le monde de la mode. Cependant, Common Rouge a-t-il rencontré un succès aussi grand que celui de Black Peace Now ? Non et pour sûr, nous trouvons peu de publicités en plus la marque compte très peu de vêtements. La marque Peace Now reposerait-elle seulement sur le succès de Black Peace Now ?
Illustrations de l'article(de gauche à droite et de haut en bas):
-Dessin Peace Now pour sweater à capuche de chauve-souris
-Chemise BNP for men
-One Piece Black Peace Now, automne 2005
-Nœud d’écolière Black Peace Now.
-Haut Common Rouge
-Peace Now et Hello Kitty! (*^_^ *) Une alliance de rêve!
Pour plus d’images consulter le site officiel de la marque:http://www.peacenow.net
Kali(http://mad-doll.skyblog.com/index.html)
Chronique de Paradise Kiss
Paradise Kiss :
Il y a parfois des rencontres, qui peuvent changer le cours d’une vie…
Résumé :
Paradise Kiss, c’est en fait l’histoire d’une jeune fille tout ce qu’il y a de plus banale (hormis son physique de mannequin) sans grande ambition dans la vie. Sauf peut être réussir à se faire accepter dans une grande université, ce qui lui permettrait de se faire remarquer par Hiroyuki, le garçon de ses rêves et premier de la classe. Aux premiers abord Yukari est donc une jeune fille qui peut sembler un peu futile, voir même hautaine, puisqu’elle a une peur panique d’autrui et de tous ce qui peut être différent d’elle. Constamment en proie à de nombreuses interrogations existentielles en ce qui concerne l’importance du travail, elle se permet de rêver d'une vie moins morne, ou elle pourrait faire ce qu’il lui plait. Mais est-elle bien certaine de savoir réellement ce qu’il lui plait ?
Justement ce qu’il lui plait, elle va avoir l’occasion de le découvrir, suite à une étrange rencontre, avec ces gens excentriques qui lui font si peur. En effet un jour Yukari est accostée par deux élèves de la prestigieuse Yazagaku (une grande école d’art), qui lui propose de défiler pour eux, pour le concours de fin d’année et d’accepter de porter leur création. Seulement loin d’être flattée par la proposition la jeune fille leur répond sèchement qu’elle a de « vraies » études à poursuivre elle, et s’en va précipitamment laissant tomber sa carte d’étudiante… Elle sera donc amenée à revoir ces « déjantés », comme elle les a d’office catalogué. Mais et si le futur n’était pas comme elle l’envisageait ? Si cette rencontre l’emmenait à bouleverser ses habitudes, jusqu’à l’orientation de sa vie ?
A première vue l’histoire peut paraître un peu banale et sans grand intérêt, sauf pour les passionnés de mode ; mais en réalité Ai Yazawa nous offre là une réelle oeuvre initiatique, où l’on va suivre l’évolution de son personnage principale tout au long des épisodes. En effet l’auteur joue ici sur l’opposition et le passage entre les différents mondes (enfance/ adultes, ou bien encore norme/originalité, tradition/ extravagance…) dans les quelles Yukari erre à la recherche de sa propre personnalité. Ignorante et innocente, elle va apprendre à se construire tout en découvrant l’amour, l’amitié, mais aussi la complexité de ce monde qui l’entoure, les préjugés, incompréhensions et autres problèmes familiaux, l’incertitude du lendemain…
Avec ses plans profonds et ses cadrages très cinématographique l’auteur nous permet de ressentir très fortement toutes ces interrogations qui bouleversent nos personnages, et nous fait découvrir au même rythme que Yukari l’importance de se battre pour faire de notre vie quelque chose que l’on aime.
Ai YAZAWA :
Biographie :
Née le 7 mars 1967 à Osaka, la jeune Ai Yazawa passa son enfance à dévorer les grands classiques de la vague shôjo de l’époque, allant de «Candy » à « Versailles no Bara », sur un fond de musique pop/rock des années 70/80. C’est donc très jeune et forte de ses deux passions, elle va développer ses aptitudes picturales.
Enfant précoce elle entreprend à 13ans de participer à un concours de jeunes mangaka, organisé par la maison d’édition Shueisha. Une fois la surprise passée quant à son jeune age (c’est la plus jeune participante) les organisateurs sont forcés de reconnaître son talent, et décident de lui décerner le premier prix.
Puis la vie reprend son cours et Ai Yazawa délaisse quelques temps le manga, préférant se lancer de nouveaux défis : Le Stylisme (peut-être est –ce sa trop grande facilité à gagner qui l’aurait refroidie ?) C’est donc à 18ans qu’elle intègre L’institut de Mode d’Osaka, ou elle connaîtra sa première désillusion. En effet être férue de mode, et savoir dessiner, ne suffisent pas à la création d’un vêtement. Prenant donc conscience de ses limites elle abandonne au bout d’un an. Et après quelques errances décide de s’en retourner à ses premiers amours : le manga.
Elle commence donc en 1986, à scénariser et à dessiner seule ses premières œuvres.
Et donne vie à une courte nouvelle du nom de : «Ano Natsu», qui malgré quelques erreurs de débutante, lui permet de signer son premier contrat d’exclusivité avec la Shueisha. Et donc de passer professionnel à l’age de 19ans.
Elle va donc enchaîner la création de cinq « one-shot » entre 1986 et 1989, préférant les latitudes créatives qu’offrent ceux-ci. Bien que ces premiers travaux souffrent de quelques approximations graphiques et autres petites maladresses, Ai Yazawa y pose néanmoins déjà, les bases de son univers. Perfectionniste elle n’hésite pas à retravailler ses planches jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant. Et c’est petit à petit , qu’avec les œuvres de la jeune Yazawa le monde du shôjo va prendre un nouveau tournant. Incarnant alors le chaînon manquant entre la bande dessinée et le journal intime. Allant jusqu’à introduire une part d’autobiographie dans ses histoires, où les héroïnes deviennent alors « un miroir caricatural » de ses principaux traits de caractères.
C’est alors avec l’expérience acquise tout au long de la création de ces cinq ouvrages que Ai Yazawa se lance enfin dans sa première série : « Marin Blue no kaze dakarete » . Voici sa première réussite, il ne lui restait plus qu’a continuer dans cette voie. «Tenshi naka ja nai » va la hisser au sommet.
Bibliographie :
-1986: "15 nen ne" (one-shot)
-1987: "Love Letter" (one-shot)
-1988: "Kaze ni Nare" (one-shot)
-1988: "Escape" (one-shot)
-1989: "Ballade made soba ni ite" (one-shot)
-1990/1991: "Marin Blue no kaze ni dakerete" (4 tomes)
-1992: "Usine ni no Ran" (one-shot)
-1992/1995: "Tenshi nanka ja nai" (8 tomes)
-1995/1998: "Gokinjo Monogatari" (7 tomes)
-1998/1999: "Kagen no Tsuki" (3 tomes)
-2000: "Paradise Kiss" (5 tomes)
-2000/2005: "Nana" (11 tomes en cours)
Quelques œuvres en France :
Depuis quelques temps nous avons la chance de compter Ai Yazawa parmi les mangakas enfin traduit dans notre beau pays. Ce sont donc cette fois les éditions Akata Delcourt, qui nous proposent un de ses plus grands succès : « Gokinjo monogatari » ainsi que « Nana » son nouveau travail en cours.
« Gokinjo Monogatari » traduit en français par « une vie de quartier » : raconte donc l’histoire de deux voisins de pallier, qui partagent une amitié inébranlable depuis leur plus tendre enfance. Mikako, est une jeune fille au caractère plutôt emporté, un peu mutine mais très appliqué dans son travail, qui n’aspire qu’à une chose, créer sa propre marque de vêtements.
Quant à Tsutomu, il se voit attribuer le rôle de séducteur du lycée, à cause de sa ressemblance avec un chanteur populaire bien connu. Bien qu’encore inconsciente des sentiments qu’elle éprouve pour son ami d’enfance, Mikako est d’une jalousie incomparable dés qu’une jeune fille s’approche d’un peu trop prés de Tsutomu. Et au final c’est le pauvre Tsutomu qui doit subir les colères inexpliquées de Mikako. C’est finalement leur vocation pour le stylisme qui va éveiller en eux ce sentiment inconnu…
Avec « Nana », la carrière d’Ai Yazawa prend un nouveau tournant. En effet cette fois l’auteur nous amène vers une histoire aux couleurs sombres, qui prend parfois une allure tragique. Ici nos deux héroïnes sont beaucoup plus matures et leurs histoires d’amours réalistes. Ce ne sont plus des petites filles à la recherche du prince charmant.
En effet Nana Ôsaki est chanteuse dans un groupe de punk, abandonnée par sa mère elle fut élevée dans des conditions plutôt sévères par sa grand-mère jusqu’à la mort de celle-ci.
Elle vivait jusque là une grande histoire d’amour avec Ren, le bassiste de son groupe mais tout s’écroule quand celui-ci par pour Tokyo dans le but de passer professionnel.
Quand à notre Nana Komatsu il s’agirait plutôt d'une fille superficielle en apparence, dépensière, qui passe son temps à la recherche de quelqu’un qui la comprenne plus que de quelqu’un à aimer.
Nos deux Nana vont donc se rencontrer par hasard une première fois dans le train (elles voyageront à coté) puis une seconde fois en visitant le même appartement à Tokyo, où elles décideront finalement d’habiter ensemble. C’est donc ainsi que l’étrange relation de nos deux demoiselles au prénom semblable va commencer. Je n’en dévoilerai pas plus quant au scénario, car Nana est un livre qu’il faut vivre vraiment. Je terminerais seulement en disant que le livre va plutôt être centré sur la relation ambiguë qui se construit entre les deux Nana. En effet il ne s’agit plus vraiment d’amitié, c’est plus que ça, mais ce n’est pas non plus vraiment de l’amour…
Mutilated Doll
Illustrations de Gothic lolitas
Ces jolies illustrations de Gothic lolitas furent réalisées par Amélie Leman.
Customisations possibles pour un style Gothic lolita
Le haut :
- Faire des manches bouffantes.
Matériel : - t-shirt sans manches à bretelles larges.
- tissu du même coloris que le t-shirt
- élastique fin d’environ 20à 25cm(environ 10cm par manche)
- fil, aiguille.
Prenez un t-shirt sans manches à bretelles larges. Découpez deux rectangles dont la largeur sera de une fois et demi à deux fois la longueur de l’emmanchure de votre t-shirt et la longueur sera soit de la longueur épaule-coude soit de la longueur épaule-milieu épaule/coude suivant la longueur voulue pour la manche. Mais prenez en compte le fait que la longueur sera diminuée par le fait que la manche soit bouffante.
Découpez le haut des rectangle en un arc de cercle pour épouser la forme de l’emmanchure sans trop manger sur leur surface.
Cousez les longueurs des pièces(en dessous de la découpe de l’emmanchure arrondie) ensembles et surfilez-les. Surfilez les largeurs, puis positionnez les manches sur l’emmanchure du t-shirt.
Pour cela retournez le t-shirt à l’envers et entrez la manche à l’intérieur de façon à ce que la couture qui dépasse soit à l’intérieur du tube formé par celle-ci et que le t-shirt et la manche se touchent endroit contre endroit. Puis fixez la manche sur l’emmanchure par des aiguilles en la fronçant, procédez de façon méthodique en attachant les aiguilles par milieux.
Lorsque la manche est bien fixée cousez là à la manche et surfilez le tissu restant.
Sortez ensuite la manche à l’extérieur et formez un ourlet sur le bas de celle-ci, mais laissez une petite ouverture sur celui-ci et assez d’espace pour passez correctement votre élastique à l’intérieur. Glissez l’élastique dans l’ourlet à l’aide d’une épingle à nourrice et faites la ressortir. Laissez juste assez d’élastique dans l’ourlet pour qu’il soit froncé mais que la manche ne vous serre pas trop. Cousez les deux bouts d’élastiques qui ressortent de l’ourlet ensembles et surfilez les surplus avant de les rentrer dans l’ourlet et de le fermer.
Faites de même pour la deuxième manche.
Et vous voilà en possession d’un t-shirt à manches bouffantes !
Pour laisser un volant en dessous de la manche, prévoyez une longueur d’ourlet plus importante et formez la coulisse de l’élastique à 3cm au dessus de la pliure de l’ourlet.
- Décorer avec de la dentelle.
Matériel : - t-shirt
- dentelle en galon
- fil, aiguille
Pour décorer un t-shirt avec de la dentelle il suffit de coudre celle-ci sur ce dernier.
En général, la dentelle en galon est renforcée sur le bord inférieur et dans ce cas vous n’aurez pas à la surfiler, sinon il faudra le faire. Vous pouvez aussi en trouver de la froncée d’avance mais si vous devez la froncer, pensez à la coudre sur l’intérieur de votre t-shirt si vous ne souhaitez pas que la fronçure se voit. Pour froncer la dentelle, attachez la méthodiquement par les extrémités de l’endroit ou vous souhaitez la poser puis en la raccrochant milieux pas milieux.
Pour poser la dentelle qu’elle soit droite ou froncée, fixez d’abord les extrémités en prenant soin de les avoir surfiler et d’avoir bien calculer la longueur nécessaire. Puis fixez la le long de l’endroit que vous souhaitez orner avant de la coudre.
Vous pouvez la poser sur l’extrémité des manches, sur le col, sur le bas du t-shirt, et même sur le devant au milieu ou espacé pour un effet bustier.
Vous pouvez également en mettre horizontalement sous la poitrine pour un effet « petite fille » renforcé.
- Décorer avec du tulle :
Matériel : - t-shirt
- tulle
- fil, aiguille
Le tulle est une matière qui ne s’effiloche pas, il n’y a donc pas besoin de le surfiler.
Vous pouvez décorer les manches de votre t-shirt avec des bandes de tulle, courtes pour faire un effet « dentelle » ou longues pour rallonger les manches, vous pouvez froncer le tulle si vous le souhaitez, mais pas si vous décidez de faire des manches longues car ça ne donnera pas un joli effet.
Vous pouvez décorer le col ou le bord inférieur de votre t-shirt avec de petites bandes pour un effet dentelle. Ou aussi poser le tulle sous la poitrine en le faisant tomber jusqu’au bas du t-shirt, vous pouvez le froncer ou le laisser droit suivant l’effet désiré.
- Décorer avec des rubans :
Matériel : - t-shirt
- rubans
- fil, aiguille
Il y a de multiples façons aussi de décorer un t-shirt avec des rubans.
Vous pouvez border les manches, le col, le bas du t-shirt ou le dessous de la poitrine par des bandes de rubans. Vous n’aurez qu’à surfiler les extrémités pour les coudre car le reste est stable et solide.
Vous pouvez aussi réaliser des nœuds en ruban et les coudre sur les manches, au milieu du col, ou du dessous de poitrine ou sur les côtés sur le bas du t-shirt.
Et vous pouvez également réaliser des laçages. Pour cela prenez deux bandes de ruban de même longueur et poser le même nombre d’œillets sur chaque, à égale distance et de la même façon sur chaque bande, surfilez les bords et posez les bandes sur votre t-shirt en parallèle.
Soit vous les posez devant verticalement et parallèle au niveau des seins ou en V, soit derrière en prenant soit la longueur du dos (si votre t-shirt est dos nu) soit la moitié (s’il est plein).
Puis avec un autre ruban assez long, vous faites le laçage en le passant dans les œillets.
Et vous pouvez faire les nœuds en haut ou en bas suivant votre envie.
La jupe :
- Décorer avec de la dentelle :
Matériel : - jupe courte
- dentelle en galon
- fil, aiguille
Comme pour le t-shirt, la dentelle peut être froncée ou droite, et n’as pas forcément besoin d’être surfilée ailleurs qu’aux extrémités pour la coudre.
Vous pouvez la poser sur le bas de la jupe, ou au niveau de la couture de la ceinture de celle-ci. Vous pouvez même poser deux bandes de dentelle parallèles horizontalement.
Mais pour un effet encore plus gothic lolita, vous pouvez en poser de façon verticale devant ou derrière par deux bandes parallèles. Et sur le derrière accentuer l’effet frou-frou en posant entre les deux bandes verticales plusieurs bandes horizontales jusqu’en haut de la jupe.
- Décorer avec du tulle :
Matériel : - jupe courte
- tulle
- fil, aiguille
Comme je vous l’ai dit pour le t-shirt, le tulle n’a pas besoin d’être surfilé et vous pouvez le froncer ou non comme il vous plait.
Vous pouvez tout d’abord l’utiliser comme galon pour un effet « dentelle », mais mieux vaux le laisser en bas de la jupe pour ne pas faire « meringue ».
Vous pouvez donner l’impression d’un jupon qui dépasse sous votre jupe en posant le tulle sous celle-ci et en le laissant dépasser. Vous pouvez mettre des bandes de tulle de différentes couleurs(2 maximum) et posées de façon inégale pour un effet plus « trash ».
Vous pouvez aussi coudre le tulle au niveau de la ceinture de la jupe pour qu’il la recouvre entièrement et qu’il donne un effet jupon.
- Décorer avec du ruban :
Matériel : - jupe courte
- ruban
- fil, aiguille
Comme je vous l’ai dit pour les t-shirts, le ruban ne nécessite pas de surfilage à part à ses extrémités.
Pour décorer une jupe avec du ruban, vous pouvez poser des nœuds de rubans sur le bas de la jupe, ou plus haut avec modération.
Vous pouvez faire une ceinture avec un gros ruban et la nouer devant ou dans le dos(plus joli).
Vous pouvez poser des laçages comme sur les t-shirts mais pas sur toute la longueur de la jupe, à partir de la ceinture sur 20cm au maximum devant ou derrière.
Vous pouvez aussi relever des pans de jupes sur le bas en accrochant le bout d’un ruban à l’intérieur de la jupe et en cousant un bouton sur l’autre côté par-dessus. Vous formerez ensuite une boutonnière à l’autre extrémité du ruban après avoir calculé la longueur nécessaire pour l’effet que vous souhaitez, puis vous n’avez qu’à accrocher le ruban par sa boutonnière au bouton et le pan de jupe est relevé. Pour un effet encore plus mignon, vous pouvez utiliser des boutons originaux ou mettre des rubans ou d’autres décorations au niveau du bouton.
C.D. Aradia
Chronique de Malice Mizer
Malice Mizer :
Biographie :
Tout commence en 1992 quand le groupe dont faisaient parti Kozi et Mana se sépare. C’est alors que les deux guitaristes amis de longue date, décident de former leur propre groupe. C’est la naissance de Malice Mizer, groupe qui marque à jamais l’histoire du rock japonais ainsi que le monde de la mode gothique.
Le groupe est donc composé à ces début de Mana (guitare et synthé), Kozi (guitare),Yuki(basse)Gaz(batterie) et Tetsu(chant). Leur premier concert à lieu le 31 Octobre 1992 au Meguro Rokumeikan. A cette ocasion ils distribuent leur première démo : «Sans Logique ». Puis en 1993, lors du live à au Yokohama Monster, Gaz est remplacé par Kamui. L’histoire de Malice Mizer peut alors vraiment débuter.
Après une seconde démo «Sadness » et deux tournée «Cher de mémoire » et « Cher de mémoireII » , ils sortent leur second album « Mémoire » sur le nouveau label Midi :Nette, qui est produit par Mana lui-même. Le cd est tiré à 3000 exemplaires et fait sold-out en prévente uniquement. Toutes les chansons à l’exception de « Séraph » sont écrites par Mana. A ce moment on comprend très vite que Mana s’apprête à devenir le leader du groupe. L’album est plutôt un mélange de New wave/Gothique, àl’ambiance renaissance française, avec une voix très lyrique et mélancolique assez « batcave ».
Le groupe commence vraiment à avoir de la notoriété, jouant même à guichet fermé, quand a lieu ce fameux coup de théâtre. Nous sommes le 27 décembre 1994 (3jours après la sortie de « Mémoire », c’est en plein concert au Méguro Rokumeikan(scène ou le groupe a fait ses débuts), que Tetsu se dispute avec Mana, et quitte la scène…
Mais cela ne va pas suffire à arrêter Malice Mizer. Il s’est écoulé dix mois et le groupe s’apprête à donner un concert au Shinbutani ON AIR WEST. C’est donc ce 10 octobre 1995 que Gackt rejoint le groupe. Et deux mois plus tard ils sortent enfin leur premier single : « Uruwashiki kamen no shotaijo »
Pendant les concerts nous pouvons les voir jouer des petites scénettes morbides. En effet ils se considèrent plus comme une troupe de théâtre que comme un groupe de visual kei.
Enfin le 7 juin 1996, sort le premier album complet : «Voyage (sans retour) ».Musicalement le style reste toujours le même, bien qu’ayant une légère tendance à évoluer vers le gothique-romantique. Le groupe arrive alors à son apogée. Et passe enfin en Major chez Nippon Columbia. C’est la sorti du célèbre « Bel-air », ou l’on peut même voir un petit film mis en scène et interprété par le groupe lui-même. Encore une fois nous pouvons constater que Mana est fortement influencé par la France du XVIIIe siècle, avec cette multiplication de costumes évoquant la noblesse française dans leurs clips.
Les tournées et les concerts s’enchaînent et enfin leur premier album major sort. Il s’agit de «Merveilles », qui entre directement à la première place de l’ORICON, nous sommes en 1998. C’est alors que le 1er avril de la même année va avoir lieu le concert de la consécration. Malice Mizer doit jouer au Nihon Budokan (la plus grande salle de concert japonais) et il affiche complet pour ce concert culte « Merveilles shuuen to kisuu ». Nous pouvons revivre ce grand moment de la scène musicale japonaise grâce à la vidéo « Merveilles~cinq parallèles~ » qui finit d’achever le mythe du groupe arrivé au sommet de la gloire.
Seulement tout été trop beau pour durer. C’est alors que le 19 janvier 1999, les fans de Malice, se retrouvent sous le choc, en apprenant que Gackt qui le groupe sans vraies raisons apparente, si ce n’est le désir d’entamer une carrière solo. C’est le début d’une longue période obscure pour le groupe. En effet de nombreux fans préfèrent suivre la carrière solo de Gackt et les délaissent ainsi. Ayant perdu toutes raisons de continuer, Malice Miser stoppent toute activité musicale pendant six mois, tandis que les médias ne donnent pas cher du groupe sans leur charismatique chanteur, jusqu’au 21 juin, jour du drame.
En effet ce jour là toute la scène musicale japonaise est en deuil en apprenant le décès de Kamui, suite à un accident cérébral. A ce moment l’avenir du groupe semble des plus incertains. Et pourtant contrairement à toute attente, les trois membres rescapés de Malice Mizer, décident de reformer le groupe et de continuer l’aventure, en mémoire de leur ami et batteur disparu. Malgré toute la tristesse qu’ils ont endurés, ils sortent le single instrumental « Saikai no chi to bara » sorte de messe funéraire en l’honneur de Kamui. C’est alors la renaissance de Malice, qui s’engage désormais sur une voie beaucoup plus sombre et gothique, portant encore les stigmates de ce drame (Mana notamment).
Leur contrat chez Nippon Columbia se termine, et Mana décide de créer son nouveau label : « Midi :Nette M+M ». Et en profite pour ouvrir son magasin aux allures de château, présentant ses propres créations : « Moi~même~Moitié », le 18 octobre 1999.
Avec leur nouveau style, fini les habits mystico-médiévaux hauts en couleurs, et place au gothique et a l’obscurité, Le groupe va très vite former une nouvelle tendance vestimentaire qui deviendra le look «Gothic Lolita », qui fait des ravages chez les jeunes japonaises, arborant ces costumes le week-end.
En mai sort le single « Kyomucno naka de no yuugi » et en juillet « Shiroi hada ni kurai to kanashimi no wamai ». A l’écoute de ces deux singles, on dirait que la vision de la musique de Mana a évolué. Elle semble plus mature et nous découvrons des sonorités plus « Opéra » qu’auparavant.
Depuis le mois de mai un nouveau chanteur officie au sein du groupe il s’agit de Klaha. Mais il ne deviendra membre officiel qu’en août 2000, à l’occasion du concert reprenant les musiques de leur nouvel album « Bara no Seido ». Cette fois-ci nous avons droit à un concert digne des plus grandes messes noires, avec un décor de cathédrale…
Bien que cette période ne sera pas d’une longue durée (un an seulement), nous avons droit à de véritables petits bijoux tel que « Gardénia » ou « Beast of Blood », qui seront joués lors de leur dernière tournée, en juillet 2001.
En effet deux mois plus tard le groupe décide de se séparer, afin de privilégier les carrières solo de chacun.
Kozi rejoint donc le groupe Eve of destiny, alors que Mana dirigera de A à Z, (que ce soit musicalement ou vestimentairement) son nouveau groupe aux allures bien plus gothique : Moi dix Mois.
Discographie :
Demo tape :
-31.10.1992 : SANS LOGIQUE
-05.04.1993 :SADNESS
Singles :
-10.12.1995 : Uruwashiki kamenno shôjô tai (Indies)
-10.10.1996 : Ma chérie ~Itoshî kimi e~ (Indies)
-06.08.1997 : Vert aile ~kûhaku no toki no naka de~ (Major)
-03.12.1997 : Au revoir (Major)
-11.02.1998 :Gekka no yasokyôku (Major)
-20.05.1998 :ILLUMINATI (Major)
-30.09.1998 :Le ciel ~kuhaku no kanata e~ (Major)
-21.12.1999 :Sakai o chi to bara ~de l’image~ (Indies)
-31.05.2000 :Kyomu no naka de no yûgi (Indies)
-26.07.2000 :Shiroihada ni kurû ai to kanashimi no rondo (Indies)
-30.05.2001 :Gardenia (Indies)
-21.06.2001 :Beast of blood (Indies)
-30.10.2001 :Mayonaka ni kawashita yakusiku – bara no konrei (Indies)
-30.11.2001 :Garnet – kindan no sono e (Indies)
Albums :
-24.07.1994 :Memoire (Indies)
-24.12.1994 :Memoire DX (Indies)
-09.06.1995 :Voyage sans retour (Indies)
-18.03.1998 :Merveilles (Major)
-23.08.2000 :Bara no seidô (Indies)
VHS :
-30.06.1997 :Sans retour Voyage « derniere » ~encore une fois~
-03.09.1997 :Vert aile ~kûhaku no toki no naka de~ de l’image
-28.10.1998 :Merveilles ~l’espace~
-24.02.1999 :Merveilles ~cinq parallele~
-21.12.1999 :Sakai no chi to bara ~de l’image~
-31.05.2000 :Kyomu no naka de no yûgi ~de l’image~
-22.11.2000 :Bara ni irodorareta akui to higeki no makuake
-25.04.2001 :Bara no kiseki
-30.05.2001 :Gardenia ~de l’image~
-21.06.2001 :Beast of blood ~de l’image~
DVD :
-22.11.2000 :Bara ni irodorareta akui to higeki no makuake
-18.04.2001 : Sans retour Voyage « derniere » ~encore une fois~
-25.04.2001 :Bara no kiseki
-30.05.2001 :Gardenia ~de l’image~
-21.06.2001 : Beast of blood ~de l’image~
-30.10.2001 : Mayonaka ni kawashita yakusiku – bara no konrei
Mutilated Doll
Les gothic lolitas
Les gothic lolitas
Si on parle de gothic lolitas à des français, peu d’entre eux verront de quoi il s’agit et beaucoup penseront à des choses qui n’ont rien à voir avec notre sujet.
En effet, le phénomène gothic lolita est une mode vestimentaire japonaise très en vogue de nos jours et qui s’exporte en Europe et aux Etats Unis.
Son nom décrit bien l’allure de ses adeptes.
« Gothic » car elle se base sur l’esthétique de ce mouvement avec ses tenues élégantes, sombres et travaillées dans un style 19ième siècle ou punk, et « lolita » car elle utilise une imagerie de petite fille faussement innocente.
Les tenues des gothic lolitas sont le plus souvent sombre, raffinées et surtout très travaillées dans les moindres détails.
Cette mode s’inspire principalement des poupées de porcelaine ou des petites filles du 19ième siècle. Claudia, l’enfant vampire du roman « Entretien avec un vampire » d’Anne Rice, pourrait être une parfaite gothic lolita.
L’ « Alice aux pays des merveilles » de Lewis Carrol dans un registre plus sombre serait également un modèle parfait de gothic lolita.
Sinon on y retrouve diverses inspirations vestimentaires du 19ième siècle comme les dandys, les gouvernantes, ou les dames élégantes.
Les origines de cette mode sont tout d’abord liées au mouvement gothique. En effet les tenues sombres, froides et élégantes montrent bien cette influence. Et on retrouve très bien les tenues des gothiques romantiques du 19ième siècle et celle post-punk des années 80.
Mais au delà des tenues on ne peut pas nier que les gothic lolitas n’apprécient pas l’esprit gothique.
Leur esthétique reflète l’attirance pour le passé et la mélancolie, la recherche de la beauté dans le côté sombre des choses et également un malaise par rapport à la société actuelle qui sont les caractéristiques même du mouvement gothique.
Si ceci est valable pour toutes les personnes appréciant ce mouvement, ce qui différencie cette mode est sa popularité.
Comme vous le savez, le Japon n’a connu le mouvement gothique que tardivement avec sa renaissance dans les années 80 et cette relative modernité peut être une cause de cette popularisation, mais de nombreux facteurs y ont contribués.
Tout d’abord le manga KissXXXX de Kusumoto Maki datant du début des années 80 dont l’un des personnages est habillée comme une poupée dans le genre gothic lolita.
Et ensuite, Mana, guitariste japonais androgyne qui développe son look de poupée de porcelaine lorsqu’il crée en 1992 le groupe de rock visual kei (tendance ou les artistes apportent autant de travail au visuel qu’à la musique) : Malice Mizer. Mana devient ensuite une icône et il permet donc à la mode gothic lolita de se populariser.
Plusieurs créateurs japonais se sont ensuite lancés dans cette mode, et de nombreuses marques ont gagnés en importance.
Ils proposent des vêtements basés sur les premières influences de la mode gothic lolita, tout en se permettant des dérives ou des complexifications.
Chaque marque ou chaque créateur ont cependant une ligne directrice générale qu’ils conservent(Gothic lolita classique, Punk lolita…etc)
Parmi les plus connus on peut citer Alice Auaa, H. Naoto, Moi-même-moitié, Classic lolita, Métamorphose temps de filles ou Atelier Pierrot.
Plusieurs magazines ont ensuite contribués à cette popularisation en dédiant des dossiers spéciaux à cette mode. Et certains ont été crées pour porter spécialement sur celle-ci.
Parmi eux, le « Gothic et lolita bible » est une véritable institution.
Ce magazine porte bien son nom car il couvre tout les aspect possibles et imaginables de cette mode, et toute bonne gothic lolita se doit de le collectionner si elle souhaite être à la page de l’actualité de sa mode.
En effet, on trouve dans ce magazine toute l’actualité des artistes de visual kei, des créateurs et des marques gothic lolitas, des conseils maquillage, coiffure décoration d’intérieur, des patrons pour qu’elles se créent elles même vêtements et accessoires, et même des recettes de cuisine originales.
Le « Gosu rori » est le deuxième magazine spécialisé sur cette mode existant, et il propose de nombreux patrons de vêtements et accessoires et quelques conseils maquillage et coiffure.
Mais on peut se demander pourquoi certains jeunes japonais ont un tel engouement pour une mode aussi décalée et extravagante.
Tout d’abord, le fait qu’ils se reconnaissent dans le mouvement gothique est une raison de leur adhésion à cette mode, mais cette seule raison ne justifie pas à cet engouement.
Le fait que les lycéens soient obligés de porter des uniformes pendant qu’ils sont à l’école, ce qui leur interdit toute forme d’originalité, peut justifier leur attirance pour cette mode qui leur permet d’extérioriser leur personnalité en s’habillant de façon originale et extravagante. Ce constat est valable pour d’autres modes excentriques (le « kawaï » par exemple) comme le montre le magazine FRUITS.
C’est peut être aussi plus généralement une révolte pacifiste contre la société de consommation que l’ont retrouve aussi dans le mouvement punk. Un discours passant par le look et l’art de l’esthétisme en général pour dénoncer la régression de notre société.
Et son importance peut être justifié par la société japonaise où la vie professionnelle a une grande importance et où la soumission aux règles est obligatoire.
Et vis à vis des filles, cette mode peut révéler un refus de la femme passive destinée à faire marcher le foyer et élever les enfants pendant que son mari s’occupe de gagner de l’argent pour le ménage. L’image de la poupée impassible et froide aux vêtements couvrants cherche peut être à dénoncer cet état pour faire évoluer les mentalités tout en utilisant la tradition de respect japonaise par opposition aux Ganguros qui n’hésitent pas à la bousculer.
Mais c’est aussi parce qu’ils prennent exemple sur leurs artistes préférés(ici de visual kei) pour s’affirmer et avoir un look qui correspond à leurs goûts comme tout les jeunes.
Et peut être aussi, que le fait que cette mode stimule leur créativité en leur permettant de se créer leur propres vêtements joue aussi sur le fait qu’ils l’apprécient tant.
C.D. Aradia
Edito
Edito pour Victorian doll
Bonjour chers lecteurs,
Avant tout je vous remercie de vous être portés acquéreurs de ce premier numéro de Victorian doll, fanzine français sur la mode gothic lolita.
Comme vous l’aurez compris, ce fanzine va vous présenter cette mode japonaise et la culture qui l’entoure tout en vous permettant d’y adhérer par des articles de mises en pratique.
Mais si ce fanzine de mode fut réalisé pour présenter celle-ci de façon complète et facilement abordable aux français, il s’inscrit également dans une optique d’alternative au conformisme ambient de notre pays et dans un but d’ouverture d’esprit.
Car cette mode fait partie d’une des nombreuses cultures alternatives présentes en France et que la plupart des médias laissent de côté ou présentent de façon démoniaque ou erronée.
Le chauvinisme français a contribué à limiter l’expansion de ces cultures il y a de celà 30ans et la logique de commercialisation actuelle ne permet toujours pas leur découverte bien que le pays se soit ouvert au monde.
Il suffit de prendre pour exemple le média le plus populaire de nos jours, la télévision, pour s’apercevoir qu’une seule chaîne sur les 6 nationales(oups, 14 désormais avec la TNT) s’intéresse à autre chose qu’à la culture commercialisable en masse. Pour ceux qui douterais, c’est bien de la chaine qu’on obtient en appuyant sur le bouton « 5 » de la télécommande dont je parle. ;)
Nous contribuons donc également par ce fanzine à faire bouger une culture alternative et à montrer par le biais de l’exemple japonais qui est très riche culturellement, que même en France certains contribuent à enrichir le pays culturellement.
Nous espérons que vous chercherez, chers lecteurs, à découvrir par vous même ces cultures alternatives qui sont pleines de richesses. Car elles sont bien plus intéressantes que ces quelques choses limitées qu’on veut bien vous montrer.
C’est donc tous ensembles en apportant notre soutient à l’underground que nous réussiront à redonner à ces cultures la reconnaissance qu’elles méritent.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et une bonne couture. ;)
Amicalement, Aradia.
Première de couverture
Pour commencer voici la première de couverture qui était prévue pour ce numéro du fanzine.
Elle fut réalisée par Princessevriel (http://www.princessevriel.blogspot.com/) qui a vraiment réaliser un travail magnifique pour celle-ci et la police d'écriture a été réalisée par Erzebeth qui a également fait un trés beau travail.














